Le Grand Saut

Le Grand Saut

Ce week-end, à la piscine, je nage tranquillement

pendant que des enfants sautent depuis le plongeoir de 4 mètres.

[Flashback / Novembre 2018 / Nouvelle Zélande / Excursion canyoning

J’ai fait un saut de 8 mètres alors que je ne m’en serais jamais pensée capable.]

Envie de ressentir à nouveau cette excitation,

l’adrénaline qui monte,

le désir de se surpasser,

ce sentiment de liberté unique d’être quelques secondes dans le vide.

Puis je commence à réfléchir…

Cela fait longtemps…

Je ne sais probablement plus faire.

Comment vais-je m’en sortir ?

Que vont penser les autres ?

Et si je loupe mon saut,

Et si je me fais mal,

Et si j’ai l’air bête,

Et si …

Je réalise alors que mon esprit cherche absolument toutes les excuses pour ne pas y aller :

La peur de l’échec,

Le regard des autres,

La peur de ne pas être parfaite…

J’ai le sentiment que c’est impossible.

Plus je réfléchie, plus je trouve des raisons pour ne pas y aller.

Peut-être la prochaine fois ? #procrastination

Alors que je continue à nager, je réalise que les enfants ont quitté le plongeoir.

Je le prends comme un ultimatum

La voie est libre…

C’est maintenant ou jamais !

J’arrête de réfléchir,

Plus d’excuse.

#jyvaismaisjaipeur

Je me dirige vers le plongeoir,

Monte les marches,

L’une après l’autre,

Me répétant mentalement que j’en suis capable.

Je ne regarde même pas vers le bas,

et je me lance !!

\_

Mon saut n’avait absolument rien d’académique

Mais je l’ai fait !

J’ai sauté !!

Je savoure ce shot de dopamine,

Le plaisir d’avoir réalisé un mini challenge personnel,

Tellement fière de moi d’avoir repoussé mes limites une nouvelle fois

J’y retourne !

« Bizarrement », j’ai moins peur cette fois-ci…

**

Les croyances limitantes sont des excuses que nous nous créons,

imaginant le pire scénario concernant une situation inhabituelle,

nous poussant à rester dans notre zone de confort face à une nouvelle expérience.

Cet inconfort est totalement normal,

car notre cerveau veut emprunter le chemin le + facile,

soit rester dans ses habitudes en créant des barrières mentales, face à un contexte atypique.

Rester dans sa routine crée un environnement appauvri,

impactant nos cellules cérébrales et leurs connections entre elles.

Réduire ainsi la flexibilité cognitive peut mener au stress et à l’anxiété.

La bonne nouvelle est que nous pouvons exercer notre esprit

comme nous exerçons notre corps pour le maintenir en pleine forme.

Plus on pratique, plus cela devient facile et meilleur nous devenons,

grâce à la neuroplasticité.

Qu’il s’agisse de sauter d’un plongeoir,

aborder un inconnu,

s’exprimer en public,

se (re)mettre au sport,

oser dire non,

ou engager un changement important dans sa vie…

ce sont les mêmes schémas de pensée.

Et toi, quel challenge t’es-tu donné cette semaine ?

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